Je me rappelle quand j’étais petit.

Nous avions une citerne d’eau dans le jardin de la maison familiale. Ma mère me demandait de temps à autre de vérifier le niveau d’eau, ce qui lui permettait de déterminer notre consommation et de commander l’eau nécessaire. Nous étions au Liban, en plein guerre civile et l’eau n’était pas acheminée dans toutes les maisons, faute d’infrastructure convenable.

Il arrivait à ma mère de me demander de faire ça… la nuit, avec comme lumière, le reflet de la lune et ma torche !

Pour rentrer vite à la maison, je m’imaginais poursuivi par un loup.

Il fallait courir à toute vitesse pour qu’il ne me rattrape pas. Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi le loup comme animal pour « me faire peur ». C’était sacrément efficace pour un enfant de mon âge.

Mon intention initiale était de rentrer vite, le plus vite possible. Avec le temps, c’était devenu un défi chronométré et un record personnel à battre chaque jour. Le seul moyen que j’ai trouvé pour me déclencher une poussée d’adrénaline et « booster » mes jambes était de « me faire peur ».

A l’époque, j’étais un jeune athlète. J’ai même gagné quelques médailles pour mes courses de 100, 200 et 400 mètres. Merci le loup !

Avec le recul, je me rends compte que j’utilisais la peur comme un déclencheur en moi-même d’une source d’énergie que ma raison n’arrivait pas à faire. Par contre, ma raison était capable de déclencher ma peur. Intriguant, non ? C’était ma façon de me pousser à passer à l’action.

« Je veux courir vite, de plus en plus vite, mais comment faire ? »

J’ai appris que la peur, émotion instinctive de survie, est aussi une émotion surmontable et surtout contrôlable. J’ai appris à l’apprivoiser et à l’exploiter pour en tirer profit et plaisir.

Pour certains, la peur peut être un obstacle, un blocage qui les empêche de s’épanouir, se lancer, oser. Avez-vous remarqué aussi que la peur est toujours associée à quelque chose d’autre ?

J’ai peur de :

  • L’échec : je n’essaye pas, je ne tente même pas, je ne veux pas perdre, j’ai une certaine fierté
  • Du ridicule : je ne danse pas devant les autres malgré l’envie folle de laisser aller mon corps au rythme d’une musique que j’adore
  • Du jugement des autres : je n’exprime pas mon avis, à quoi bon, de toute façon les autres ne vont pas comprendre
  • De ne pas être à la hauteur : je n’ose pas, je reste dans mon coin et laisse les autres faire, eux sont capables, pas moi

Nous n’avons pas tous la même attitude face aux mêmes peurs ni les mêmes capacités à les gérer.

Nous n’avons pas non plus les mêmes expériences de vie qui jouent beaucoup dans notre apprentissage et l’installation en nous de certaines peurs. Par contre, nous avons tous en nous encore ce bébé qui a appris un jour à marcher sans être bloqué par la peur de tomber, animé par un entêtement qu’un jour il va réussir à le faire. Et il a réussi, non ?

Quand je coach mes clients, nous travaillons ensemble à comprendre « l’origine » de leur peur, pour mieux l’accepter, l’affronter, la transformer et l’exploiter dans le bon sens. Je leur apprend à pêcher dans leurs propres ressources pour mieux s’armer.

Surmonter sa peur et la (re)transformer en courage ? C’est possible !

La solution c’est vous. Maintenant, allez retrouver ce bébé en vous et saluez le de ma part. 😉

Habib ABI KHALIL – Conseiller – Coach – Entrepreneur. Je travaille avec l’humain, pour développer les entreprises de demain.

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1 commentaire

Le cerveau ne fait pas la différence entre la réalité et l'imaginaire - Habib ABI KHALIL · 2 juillet 2019 à 2h18

[…] La peur, ma source d’adrénaline […]

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