Est-ce que tu as déjà eu l’occasion de sentir l’électricité dans ton corps ?

C’est impressionnant et flippant comme sentiment. Tu sens le courant passer d’un membre à l’autre, cherchant un moyen de sortir de ton corps.

A un moment, tu comprends qu’il est emprisonné en toi, qu’il tourne en boucle et cherche une sortie. Tu n’arrives pas à l’évacuer. Il monte en intensité et tu réalises que tu ne peux pas le contrôler. Tu as du mal à te concentrer. Ton cerveau te signale un défaut dans ton circuit. Il t’envoie un message d’alerte. Un fusible est en mode surchauffe. ATTENTION !

« Je vais péter un fusible ». L’expression vient de prendre tout son sens !

Nous avons tous, à un moment ou un autre de notre vie, eu beaucoup trop de choses à gérer. Tout est important, tout est prioritaire, tout est urgent. On se sent submergé et on ne s’en sort plus. Alors, on fini par perdre nos moyens et nos repères. Puis on se sent perdu. On n’apprécie plus notre vie et on commencer à douter. On envie celle des autres et on se pose des questions existentielles. Tout s’écroule autour de nous. On n’a plus de valeur.

« La crise de la quarantaine » ?

La « crise » peut arriver à n’importe quel âge. On se sent seul, terriblement seul. Envie de se battre mais on n’a plus l’énergie. On se sent emprisonné en nous-même.

On devient aveugle du monde qui nous entoure et surtout de celui que nous avons construit. Plus du goût à la vie, on veut tout lâcher, mais lâcher quoi ?

C’est à ce moment là et dans cet état, en plein brouillard de négativité que j’ai poussé le bouchon encore plus loin.

J’ai imaginé le pire scénario de ma vie.

Ma femme m’a quitté, j’ai perdu mon travail, mes enfants ne me parlent plus, plus de maison, plus de voiture, plus d’argent. Je suis à la rue, seul, sans le sous, sans support, sans rien. Qu’est-ce que je fais maintenant ? Je n’ai plus rien à perdre. Je suis tout nu comme je suis venu sur cette terre.

J’ai fermé mes yeux et ai travaillé ma respiration. J’ai plongé en moi pour me chercher un repère, un réconfort, quelque part. Et ce plongeon était très profond. Il m’a ramené dans la maison de mes parents, enfant, blotti contre la poitrine de ma mère. Je n’avais plus rien dans ma tête, aucun soucis, aucune pression. Juste le sentiment d’une chaleur réconfortante et le sourire détendu sur mon visage. J’étais en paix avec moi même.

J’ai continué à respirer et j’ai commencé à apprécier ce moment. J’ai retrouvé une certaine sérénité, une certaine confiance. J’étais vulnérable mais rassuré. Je ne suis plus seul désormais. J’ai trouvé mon accroche. J’ai retrouvé mon origine.

Et à partir de ce moment, j’ai commencé à reconstruire ma vie, étape par étape.

Tout reprenait forme : mon premier jouet, mon premier chat, mon premier vélo, mon premier amour, mon premier baiser, mon premier voyage, ma femme, mon travail, ma famille, mes enfants, …

Je grandissais avec moi-même, de nouveau.

Je voyais mes rêves devenir réalité en prenant conscience de ce que j’ai construit. J’ai retrouvé la vue, la lumière et les couleurs et ai réalisé que j’avais une vie.

J’étais fier du chemin parcouru et encore à parcourir. je n’étais pas seul du tout.

Ce « moi » que je suis allé chercher si loin dans le passé avait encore de l’énergie à me donner. Bluffant, je ne m’y attendais pas du tout. Je suis allé rencontrer le « moi » qui a tout déclenché, celui qui est à l’origine du « moi » d’aujourd’hui. Il était encore là.

Cette technique m’a permis de prendre conscience de ma propre vie.

Elle m’a permis d’ouvrir les yeux et apprécier le résultat. Je me suis rendu compte que j’étais le seul maître de mon destin, à dessiner mon propre chemin. Le seul maître à bord, le capitaine du bateau de ma vie et c’est moi qui tiens les commandes. Par contre, je ne suis pas seul dans mon bateau.

J’utilise cette technique de temps à autres. Je ne fais pas le grand plongeon à chaque fois mais je prends du recul pour mieux voir certaines situations et tracer le nouveau chemin en fonction. Celui que j’estime va m’emmener le plus loin possible.

Personne n’est parfait. Tout est relatif. Lâchez prise et retrouvez vous. Prenez conscience de ce que vous êtes vraiment et appréciez !

Je vous souhaite une bonne rencontre avec vous même.

Habib ABI KHALIL – Conseiller – Coach – Entrepreneur. Je travaille avec l’humain, pour développer les entreprises de demain.

Vous aimez mes articles ? N’hésitez pas à les partager autour de vous aussi. MERCI.


2 commentaires

Christian Griffard · 19 mai 2019 à 8h18

Bonjour,
La crise de la quarantaine n’est pas une fable… C’est lié à un cycle temporel de la cosmogonie… enfin selon moi et j’en suis convaincu… en tout cas cela n’engage que moi, c’est comme ça je dis « il y a un Dieu-Créateur » personne n’est parfait … Bref !… J’aime ce texte malgré cela, chacun a un vécu propre et et une approche unique… C’est le petit oiseau avec son nid qui m’a amené à ton bloc… Je vais sûrement le partager.

Petit à petit l’oiseau construit son nid – Habib ABI KHALIL · 26 mai 2019 à 22h55

[…] Personnellement, je travaille beaucoup ma patience. Et pour me rappeler tout ce que j’ai pu construire dans ma vie, petit à petit, j’utilise une technique de retour aux origines. Utile et efficace. Vous pouvez la trouver dans mon article ici : https://habibabikhalil.ca/2019/01/ma-technique-pour-mieux-apprecier-sa-vie/ […]

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