Il y a des moments, on se sent triste mais on ne sait pas pourquoi.

A vrai dire, on arrive à identifier ce qui a déclenché cet état de tristesse mais on ne comprend pas pourquoi ça nous met dans un état pareil.

Et pour être plus franc encore, en creusant plus en profondeur, on peut découvrir le pourquoi de tout ça, et la plupart du temps, on ne veut pas l’avouer, ou l’admettre, pour plusieurs raisons. Et on reste triste.

Quand je suis dans cet état, je deviens très irrité. Tout m’agace, vraiment tout, même les choses les plus anodines autour de moi, tout ce que vous pouvez imaginer. Ça frise le ridicule parfois, quand j’y pense avec le recul : un parquet qui grince, une porte mal fermée, un ton de voix, …

La réalité est que ce n’est pas la tristesse qui me gêne mais l’état d’irritation qu’elle engendre chez moi à chaque fois que j’essaye de comprendre pourquoi je suis triste et que je ne trouve pas la réponse. Je veux tout comprendre. Je veux tout analyser. Du coup, je flotte dans cet état et je rentre dans un cercle vicieux interminable et épuisant.

Quand je suis dans cette bulle, je me tais, je me mure dans un silence et j’évite les communications qui vont trahir mon état et me rendre irritant avec les autres. J’essaye de me cacher derrière un semblant de sourire. Un masque s’installe et je le sens se coller sur mon visage, dur à retirer.

J’ai passé récemment une journée entière dans cet état, et en rentrant chez moi, j’ai essayé de me changer les idées de plusieurs façons. Je me suis mis à cuisiner en fredonnant des chansons. Je voulais occuper mon esprit. J’ai réussi mon plat mais pas à changer mon état.

J’ai essayé en m’étendant sur le lit, les yeux fermés, travaillant sur ma respiration et imaginant de belles histoires dans ma tête. J’avoue que ça peut être efficace comme solution quand on fait ce genre d’exercice régulièrement et sur du long terme, mais je cherchais un remède avec un effet immédiat. Et celui là, n’était pas le bon.

Jusqu’au moment où on s’est retrouvé en fin de journée, en famille, affalés sur le canapé dans le salon, à regarder nos vidéos familiales et… à rire. Rire de rien et de tout, en mode auto dérision. On regardait les vidéos en boucle. Les fous rires s’enchaînaient, communicatifs. Au point d’avoir des crampes à la mâchoire et au ventre.

2 heures de thérapie familiale plus tard, je me suis surpris à réaliser que … je ne suis plus triste ! Je me sens détendu, bien dans ma peau, souriant. Je me suis fait embarquer dans cet état, sans invitation, comme si j’avais pris la pilule du bonheur, inhibitrice de tous les sentiments négatifs.

A cet instant de prise de conscience, j’ai réalisé la puissance de ce simple pouvoir sur nous, sur notre vie. Ce n’est pas un médicament couteux, pas besoin d’une ordonnance, pas besoin de médecin. Il est gratuit. On le donne, on le reçoit, on le partage et on se fait du bien. Je me suis demandé si ma famille s’est rendue compte du bien qu’elle m’a procuré à ce moment là.

Je peux comprendre la solitude des gens vivant seuls et je m’estime chanceux d’être bien entouré. Ma famille est mon énergie secrète. Rire nous rapproche les uns des autres et chacun de nous a son humour particulier. La vie est beaucoup plus simple et on la voit sous un autre angle. Et ça fait du bien !

Vous n’aimez pas rire ? Et si vous commencez votre journée par un sourire ? Et pourquoi pas à un inconnu ? Ce sera votre défi du jour. 😉

Habib ABI KHALIL – Conseiller – Coach – Entrepreneur. Je travaille avec l’humain, pour développer les entreprises de demain.

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Catégories : ConseilsEmotions

1 commentaire

Deborah Bouzaglo · 11 mai 2019 à 12h07

Merci pour cet article

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