Je me réveille avec une grande frustration que je sens encore vibrer en moi. Une sorte de mini rage qui bouillonne en dedans. J’ai encore raté mon train ! Pas possible ça !

A chaque fois, c’était pour une raison différente : pas le bon quai, pas la bonne voie, pas le bon sens, une rampe d’accès longue et difficile, une voie de service, …

Le pire dans tout ça est qu’au début, j’étais dans mon wagon, assis tranquille au frais. Il était impeccable et confortable mon wagon en plus. Le train s’arrête à une station. J’aperçois des amis d’enfance dans un autre train sur le quai d’en face. Je descends leur faire « coucou ». Ils m’aperçoivent. On se sourit. Leur train part, le mien aussi. Et je me retrouve seul sur le quai.

Et la course commence !

J’avais, je ne sais pas quoi, sous les bras. Ça m’empêchait d’être libre de mes mouvements. Je ne pouvais pas être pleinement en forme. Et je devais essayer de rattraper ce satané train !

Je m’approche pour monter dans un train, il est trop tard, il démarre. Et je pars chercher un autre.

Je cours dans tous les sens, d’un endroit à un autre. Je monte un niveau, je descends un autre, je tourne en rond.

Et plus je les rate, plus je rage. Je ne fais que courir, merde ! Et plus je cours, plus je fatigue. Je perds ma lucidité. C’est frustrant de les voir passer sous votre nez à chaque fois !!!

Au dernier train raté, j’étais en pleine discussion houleuse avec un homme. Je pense qu’il travaillait là. Je lui expliquais ma situation. Je la trouvais inadmissible : les accès ne sont pas praticables, les directions mal indiquées, le conducteur ne n’attend pas, …

Lui par contre, était de nature calme. Il comprenait ma situation. Il voulait m’aider.

Il commence à m’expliquer les choses d’une zénitude absolue pour que je me repère dans tout ce chaos que je me suis créé : tout d’abord, je ne suis pas au bon endroit, ce chemin n’est pas praticable pour une personne qui porte ce que je porte (je ne sais toujours pas quoi d’ailleurs), l’indication en jaune veut dire ceci, si je prends la rampe à cet endroit, j’ai un accès plus rapide et plus direct, …

Et je me réveille !

Pas eu le temps d’appliquer ses consignes ni de prendre mon train.

Petite astuce : si tu veux te rappeler de ton rêve, bois de l’eau avant de dormir. Tu auras envie de te lever dans la nuit et tu seras surpris des détails que tu peux garder en tête à chaque réveil. Une astuce expliquée par un docteur qui analyse le cerveau et le cycle du sommeil.

C’est fou comme ce rêve résume ce que je vis depuis un an. J’ai quitté un job tranquille pour me remettre à mon compte et je ne fais que courir depuis.

Des opportunités me passent sous le nez. Je ne prends pas les bons chemins, je n’arrive pas à me débarrasser du fardeau de mon ancienne vie pour que je sois pleinement en forme. Je suis frustré et je rage.

J’accuse les autres. Je me trouve toutes sortes d’excuses, je ne prends pas le temps de m’arrêter pour prendre du recul. Je sais vers quoi je cours mais je me sens perdu.

Mais (car il y a bien un « mais » dans tout ça) je n’arrête pas de courir. Je suis persévérant. Je vais l’attraper ce satané train ! Je le sens, je ne suis pas loin. Je sais quel train prendre, il suffit de trouver le moyen de l’atteindre.

Où est cet homme qui voulait m’aider ? Il est devenu un élément clé dans mon histoire. C’est de cet homme avec qui j’ai parlé dans mon rêve dont j’ai besoin à mes côtés en ce moment.

Je me suis reconnu dans son calme. Je me suis même posé la question si ce n’était pas moi, mon côté zen et calme, je viens m’aider à voir clair mon chemin. Me parlais-je à moi-même ?

Si tu es cette personne, manifeste-toi, montre toi. Je te serai vraiment reconnaissant. Et j’ai grandement besoin de tes lumières !

Habib ABI KHALIL – Conseiller – Coach – Entrepreneur. Je travaille avec l’humain, pour développer les entreprises de demain.

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3 commentaires

Pierre LEBAILLY · 1 octobre 2019 à 14h35

J’ai longtemps eu ce sentiment, et le sport m’a sauvé, par n’importe quel sport, le sport d’endurance, le trail, et maintenant la nage en eau libre, j’y ai appris beaucoup sur moi, les autres, les éléments, l’environnement.
J’ai appris a accepter, car finalement ce qui m’arrive, m’arrive pour une raison précise et cela doit me servir (Anthony Robbins) version plus bienveillante que « tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort » (version sombre).
Accepter que l’important n’est pas la destination mais le chemin, oui tu cherches à aller là bas, cependant vis intensément tout ce qui t’arrive pour y arriver, car finalement c’est tout ces petits moyens de transport intermédiaire qui font grandir.
Je suis convaincu que chercher LE TRAIN c’est se fermer à beaucoup d’opportunité, cela ne veut pas dire qu’il faut renoncer à chaque obstacle, il faut juste analyser l’obstacle et voir comment on le contourne, comment on l’accepte. L’affronter tête baissée ne sert à rien ton regard est vers le sol.
Je suis sûr d’avoir loupé des opportunités à la recherche de mon train, mais au final, je suis la ou je suis grâce à cette persévérance.
Mon coachami sportif m’aide à sortir de ma zone de confort, je m’engage sur un 85km après 3 ans de course, on plonge dans de l’eau à 4°, toujours safe, toujours avec le plan B d’accepter de ne pas pouvoir finir et d’en arriver à « soi tu gagnes, soi tu apprends »
J’apprends depuis à mes enfants l’art de se fixer des challenges et d’être bienveillant avec eux-même pour ne pas se dire « pffff j’aurais pu faire mieux !! » mais plutôt « bon j’en suis là je sais faire ça, et si j’allais plus loin ? »
Je sais au combien tu sais tout cela, et cela m’a fait plaisir de me servir de cet espace pour témoigner…
donc au final, « Y-a-t-il un bon train ? »

    habib · 1 octobre 2019 à 19h19

    Merci Pierre pour ce partage. Tu as raison. Courir après le même train nous fait aussi louper des opportunités. Quand on change une habitude, c’est pour avancer. Elle n’est plus un plan B. Tu as utilisé deux mots qui sont importants pour notre propre réalisation : persévérance (pas performance) et bienveillance (nous avons le droit à l’erreur).
    Dans la vie, je ne pers jamais. Je gagne ET j’apprends. Quand j’apprends, je gagne aussi. In fine, je suis toujours gagnant. 😉
    Très belle journée à toi.

      lebailly · 3 octobre 2019 à 17h53

      Merci. 🙂

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