L’automne, une saison pas comme les autres.

Cette année, mes ballades d’automne ont pris une tournure différente, plus attentif à ce qui m’entoure. J’ai l’esprit philosophique ce matin.

Les feuilles des arbres changent de couleur allant du vert au brun, en passant par le jaune, le rouge et en suivant un lent processus de fin de vie après des mois de loyaux services.

L’arbre sacrifie lui-même ses propres feuilles pour sa propre survie. Il les laisse agoniser à feu doux en bloquant l’accès de la sève qui les nourrit.

Un génocide est en cours et les humains trouvent ça « beau ».

Les feuilles meurent. Une simple brise suffit pour les emporter et les laisser au sol finir leur vie, transformées en humus. A leur tour maintenant de nourrir l’arbre qui les a fait naître et nourri.

Le vert, signe d’une nature vivante, disparaît au profit des branches vides, signe d’une nature morte.

La nature se renferme.

Elle se déshabille petit à petit, se met en hibernation et se prépare à affronter l’hiver.

Les humains s’habillent chaudement pour affronter le froid, la nature l’affronte toute nue.

Drôle de saison. La nature meurt et les humains s’émerveillent !

Étrange, non ?

Et la mort dans tout ça ? Personne ne la voit ?

Pourtant, on la fête aussi, la mort. On se déguise et on se fait peur à Halloween, non ?

Pour beaucoup d’entre nous, l’automne est la saison des couleurs éclatantes, des tapis de feuilles, des balades en forêt et l’occasion de prendre de belles photos, pour moi aussi d’ailleurs.

La beauté de la mort. La beauté de la nature, même toute nue.

Il n’y a pas de honte à être nu. Nous sommes arrivés nus sur cette terre, non ?

Je trouve vraiment une beauté dans cette transformation naturelle.

Tout a une fin mais ce n’est pas une fatalité. Chaque fin est le début d’une nouvelle aventure.

C’est le cycle de la vie. Il garantit une certaine harmonie, un certain équilibre à travers le temps et l’évolution, ni trop, ni pas assez.

Et si nous étions comme l’arbre ?

Prenons le temps de nous débarrasser du superflu. Lâchons ce confort illusoire et notre image virtuelle, juste pour un instant, le temps d’une saison.

Revenons à l’essentiel qui nous fait vivre et vibrer. Les feuilles se remplacent, pas l’arbre.

Chaque arbre est unique. Chaque individu est unique.

L’automne est la saison de toutes les interprétations. C’est une question de regard.

Quel est le vôtre ?

Habib ABI KHALIL – Conseiller – Coach – Entrepreneur. Je travaille avec l’humain, pour développer les entreprises de demain.

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