Dimanche dernier, nous avons été réveillés à 5h du matin par le bruit du tonnerre et de la pluie torrentielle.

A cause des fortes chaleurs estivales, nous avons eu des orages violents et une coupure d’électricité pendant quelques heures.

Une simple coupure électrique nous ramène à la réalité de notre confort et nos dépendances. Des dépendances prises pour acquises, sans limites, avec une durée de vie indéterminée, mais si fragiles.

Comment faire le café du matin ? Griller un toast ? Il n’y a même plus internet ! On ne peut pas allumer la radio ou la télé. Heureusement que nous avons encore nos cellulaires qui fonctionnent en espérant que la batterie va durer assez longtemps en attendant le retour de l’électricité.

La seule chose qu’on pouvait faire, c’était d’aller aux toilettes et tirer la chasse d’eau. Heureusement !

Je m’imaginais être sur une île coupée du monde. Il pleut dehors, on ne peut pas sortir et il ne reste que les sms pour communiquer avec le reste du monde. En réalité, c’est une situation qui m’amuse et me fait réfléchir en même temps.

Elle m’amuse parce que j’ai réalisé que pour quelqu’un qui a vécu la guerre, les coupures électriques et le scoutisme, je suis bien préparé. Je peux encore me débrouiller et m’adapter. C’est grâce à mon vécu de ce genre de situations que j’ai réussi à développer des compétences et à gérer les émotions du moment.

Par contre, quand j’ai pensé à mes enfants et à leur génération, j’ai réalisé le gap des expériences et le manque de certaines compétences qui ne seront pas, voire jamais développées. Tout simplement, parce qu’ils n’ont jamais été confrontés à une occasion similaire, et parce que « Alexa » et « Ok Google » sont là pour leur dire quoi faire.

Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que c’est une situation « dangereuse » de dépendance « aveugle ». Notre confort quotidien dépend aujourd’hui de tellement de machines. Nos facultés de raisonnement sont réduites de plus en plus et sont accordées à une intelligence artificielle.

« Si le GPS me dit de prendre ce chemin, je le prends, je ne réfléchis plus, c’est lui qui a raison ». J’ai l’impression que notre « libre arbitre » ne nous appartient plus et qu’il est en voie de disparition.

Notre bonheur est associé à du matériel, nos émotions sont dictées et doivent rentrer dans des cases prédéfinies de normalité. Nos relations humaines deviennent virtuelles et se transforment en langage machine.

Par contre, l’histoire nous a montré aussi que dans des situations de précarité et de difficultés extrêmes, l’être humain retrouve ses instincts de survie et ses valeurs sociales.

Faut-il vivre des situations extrêmes pour prendre conscience de la fragilité et de notre dépendance absolue du système que nous avons nous-même créé ?

Faut-il passer à chaque fois par la case de destruction pour réaliser que rien ne dure éternellement et qu’un équilibre est nécessaire pour notre propre survie et la mise en place d’un développement durable ?

Voilà comment une simple coupure d’électricité me fait poser des questions existentielles.

Habib ABI KHALIL – Conseiller – Coach – Entrepreneur. Je travaille avec l’humain, pour développer les entreprises de demain.

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