L’été dernier, je suis parti passer deux semaines au Liban, mon pays d’origine.

Comme beaucoup d’entre vous le savent déjà, le Liban est en proie à une crise économique sans précédent. La grande majorité des citoyens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ils sont en mode survie, prêts à tout pour 1 litre d’essence ou pour un bout de pain, vraiment tout. Je vous laisse imaginer.

J’ai écrit un article sur le sujet que vous pouvez consulter ici : Liban : un pays pas comme les autres

Malgré cette situation que le monde entier qualifie de catastrophique, je me sentais bien, rassuré, voire en sécurité.

Je me sentais chez moi.

De retour au Canada, un drôle de sentiment m’envahit : je ne suis pas chez moi « icite ». Pourtant …

Pourquoi je pense à ça ? Pourquoi maintenant ?

Pourtant, le chaos ne règne pas ici, tout est à ma disposition. Le Canada m’a très bien accueilli. En plus, c’était mon choix de venir m’y installer et pourtant …

On dirait qu’il manque comme un petit quelque chose encore, quelque chose d’essentiel pour venir me chercher en moi comme ça, d’un coup.

C’est étrange.

Quelques semaines plus tard, un ami est venu m’aider à refaire ma dalle de garage.

Voyant que j’avais du mal à trouver un entrepreneur digne de ce nom dans ma région, il s’est proposé de s’en occuper lui-même vu qu’il est du métier.

Il faut savoir qu’il habite à 5h de route de chez moi quand même.

Les travaux ont duré une semaine. Une semaine où j’ai appris beaucoup de choses sur son métier et sur lui. Une semaine où nous avons partagé quotidiennement nos repas de famille.

Fin des travaux.

Il est temps de rentrer chez lui. Nous étions tous les deux enchantés de ce séjour ensemble. Notre relation est passée d’une façon naturelle du niveau « ami » au niveau « frères de cœur ».

Pause.

Ai-je bien entendu ? Oui.

Sans le savoir, mon ami vient de déclencher en moi, le même sentiment que j’avais eu au Liban quelques semaines plus tôt. Il m’a ouvert les yeux sur la vraie raison de mon bien-être.

Je me sentais bien, rassuré et en sécurité parce que je savais, malgré la situation chaotique du pays, qu’il y avait des gens encore humains, sur qui je peux compter quand je suis dans le besoin et à n’importe quel moment.

Je ne me sentais pas « seul ».

Ah la solitude.

Ce sentiment que beaucoup connaissent surtout les gens venant d’ailleurs.

D’ailleurs, une des choses importantes que je leur conseille est de ne pas juste développer leur réseau professionnel et personnel mais surtout, tisser des liens, des vrais.

Se sentir chez soi n’est pas juste de parler la même langue, de manger les mêmes plats ou d’intégrer la même culture. C’est beaucoup plus que ça.

C’est satisfaire un besoin fondamental : l’appartenance sociale.

Faire partie d’un groupe, c’est porter intérêt aux autres et sentir l’intérêt que l’on porte sur nous.

6 ans après mon arrivée au Québec mon cher Pierre-Jean, tu m’as montré, en fait, que je suis bien chez moi icite.

Merci pour ça.

Si vous avez besoin d’un entrepreneur général, professionnel et honnête, je vous recommande mon ami PJ : PJC Inc

Habib ABI KHALIL – Conseiller – Coach – Entrepreneur. Je travaille avec l’humain, pour développer les entreprises de demain.

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