La réponse est : « Non » mais « Oui ».

Cela dépend de la définition que nous lui attribuons.

L’usage le plus courant est l’association du terme « entrepreneur » à celui de « chef d’entreprise », qui a lancé son entreprise et qui mène un projet seul ou avec une équipe. Nous ne sommes pas tous des chefs d’entreprise.

Personnellement, mon association neurologique dominante du mot « entrepreneur » était, et reste encore un peu, lié au monde de la construction : l’entrepreneur général qui va venir faire les rénovations chez toi. Quand je me présentais en tant qu’entrepreneur à mon entourage, j’avais l’impression d’être un maître d’œuvre du bâtiment et de la construction.

A vrai dire, j’avais du mal avec cette association. Ma logique n’était pas d’accord et j’étais en conflit avec ce que je suis réellement. Je pense que cette association s’est mise en place quand j’avais besoin d’une entreprise dans le bâtiment pour faire des rénovations chez moi, je devais taper dans les moteurs de recherche « entrepreneur » pour voir sortir des résultats. (Les associations neurologiques sont un sujet vaste et seront abordés dans un autre article)

Entreprendre est le fait de passer à l’action, exécuter.

On peut entreprendre des études, un voyage, un projet.

Il y a plusieurs façons d’entreprendre, de se lancer dans la réalisation de quelque chose. Si j’associe le mot « entrepreneur » à cette définition, je me rends compte que nous avons tous en nous un « esprit d’entrepreneur », plus ou moins développé, plus ou moins exprimé et appliqué.

Nous sommes arrivés à Montréal en juin 2015 et venions d’emménager dans notre condo. Toutes nos affaires étaient encore dans des cartons. Nous avons passé plus de deux semaines à tout vider.

Cet été là, mes enfants ont découvert les « ventes de garage » dans les rues de Montréal. C’est une pratique très répandue ici, l’équivalent des brocantes en France mais devant chez soi, sans nul besoin d’autorisation particulière.

Mes enfants, âgés de 7 et 11 ans, ont vu que c’était un bon moyen de gagner de l’argent. Le problème est qu’ils n’avaient rien à vendre et la majorité de leurs affaires étaient encore dans les cartons.

Et c’est là que l’ingéniosité a opéré !

Des enfants vendent des figurines devant la maison

Ils se sont mis en équipe, à deux, ont récupéré et découpé les cartons vides, fabriqué des petites figurines avec, rajouté de la couleur et sont sortis les vendre devant la maison. Ma fille avait le rôle de la vendeuse qui accoste les passants pour les faire venir au « stand » et mon fils expliquait l’histoire de chaque figurine, et encaissait l’argent pour eux deux.

Je ne vous cache pas que ma femme et moi étions à la fois sceptiques et fiers. Sceptiques sur le fait que nous pensions que personne n’allait acheter ces bouts de cartons, on n’y croyait pas et nous avions peur que nos enfants soient déçus.

En tant que parents, on se préparait à gérer cette déception. Nous étions fiers de les voir entreprendre ce genre d’action, oser se lancer dans cette petite aventure à peine arrivés à Montréal. Ils étaient dans leur bulle, sans aucune crainte, croyant à fond dans leur entreprise et ils sont passés à l’action.

Figurez-vous qu’ils ont ramassé dans les 11-12 dollars ce jour là. Une fortune pour eux. L’esprit entrepreneur s’est exprimé en eux ! Les parents que nous sommes étaient fiers et soulagés.

 » Qui ne risque rien, n’a rien « 

Il n’y a pas d’âge pour entreprendre : on détecte une opportunité, on y croit et on passe à l’action. Ne laissez surtout pas la peur des autres vous stopper.

Et vous ? Avez-vous l’esprit entrepreneur ?

Habib ABI KHALIL – Conseiller – Coach – Entrepreneur. Je travaille avec l’humain, pour développer les entreprises de demain.

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Catégories : Entrepreneur

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